À Plougastel, Breiz’île fait mousser le rhum !

biere au rhum breiz'ile - Article Ouest France

Après s’être fait un nom dans le monde du rhum, la PME finistérienne Breiz’île s’attaque au monde de la bière. Sans complexe et avec ambition.

Dans les locaux de Breiz’Ile, sur une zone industrielle de Plougastel-Daoulas, près de Brest, l’odeur est saisissante. Un mélange corsé de fruits et d’alcool. C’est entre les murs de ce hangar que des milliers de litres de rhum arrangé sont mis en bouteille tous les ans, avant d’être envoyés aux nombreux clients.

Arrivés à Plougastel en 2011, Alain Jegaden et ses deux associés font du rhum depuis 2002. Depuis Camaret, à l’époque, où ils ont ouvert le restaurant Les frères de la côte. « On a fait 450 bouteilles le premier été, pour les bars et restaurants. » Mais les grandes surfaces et épiceries fines sont vite gagnées par cette nouvelle mode. Les bouteilles partent comme des petits pains, et Breiz’Ile gagne en notoriété.

Une bière sans frontière

Le succès rencontré donne des idées aux trois entrepreneurs, associés depuis 1997 et l’ouverture d’un restaurant en Guadeloupe. « Ça fait très longtemps qu’on voulait faire de la bière, et celles au rhum n’existaient pas », explique Alain Jegaden. Il a la recette, mais n’est pas brasseur. Cette bière, il faut donc la fabriquer en dehors des murs de Breiz’Ile.

Les brasseries locales sont sondées, mais le choix se porte finalement sur Meteor, un poids lourd de la bière, installé en Alsace. Une mousse bretonne venue de l’est ? Bizarre ? « Breiz’Ile, c’est une bière qui s’ouvre au monde. Une bière sans frontière, répond Alain Jegaden. Quand on les a rencontrés, on leur a parlé de voyage, de musique, de couleur. »

100 000 bouteilles

Les premières bouteilles sortent de chez Meteor en avril 2016. Rapidement, elles sont envoyées aux habituels clients de Breiz’Ile. « J’ai eu 250 commandes en un mois », se félicite Alain Jegaden. En moins d’un an, ce sont même 100 000 bouteilles de 33 centilitres qui sont écoulées. L’entrepreneur sourit : « On est Astérix ! Mes concurrents, c’est Desperados et Cubanisto, les plus grands groupes du monde ! »

Le produit affiche un degré d’alcool de 5,9 %. Un peu fort ? Pas forcément. « Nous souhaitons une bière équilibrée avec juste ce qu’il faut de saveur de rhum. Une bière pour le plaisir et très désaltérante ».

Elle va venir, petit à petit, s’installer sur les étagères des grandes surfaces bretonnes. Il ne restera plus qu’à goûter…

Source: Ouest-France – Mickaël LOUEDEC.